La Sexoanalyse
La sexoanalyse est une méthode thérapeutique d’orientation psychodynamique s’adressant à la prise en charge des difficultés liées à la sexualité et à la genralité. Elle a pour but de découvrir les conflits sexuels et les anxiétés inconscientes dont le trouble sexuel est porteur. A partir d’un travail de coconstruction sur le réel et sur l’imaginaire, elle permet de développer une sexualité plus souple et plus proche de la santé sexuelle.
La sexoanalyse a été développée au département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) par le Professeur Claude Crépault. Elle est actuellement enseignée au niveau de la maîtrise clinique (master) en sexologie à l’Université du Québec à Montréal au Canada et par des instituts privés en Belgique, Espagne, France, Italie et Suisse. Depuis 2002, grâce au soutien de l’Institut International de Sexoanalyse (IIS), du Professeur Claude Crépault et du Professeur Willy Pasini, une formation complète en sexoanalyse a été mise sur pied en Suisse. L’Institut Suisse de Sexoanalyse est responsable de l’organisation de la formation en sexoanalyse en Suisse, l’IIS de sa certification.
Fondée au Québec par le professeur Claude Crépault au cours des années 1980, la sexoanalyse fut d’abord une approche thérapeutique développée dans la foulée de ses recherches sur l’imaginaire érotique et en réponse aux succès mitigés des traitements comportementaux de certaines difficultés sexuelles. L’approche cherchait à comprendre la dynamique sexuelle d’un individu en explorant les couches profondes du psychisme et les significations inconscientes de son symptôme ou de son mal-être. Le travail sur l’imaginaire érotique constituait une part importante du traitement. Au fil des ans, la sexoanalyse est devenue une théorie du développement psychosexuel qui s’intéresse particulièrement aux questions relatives à l’identité de genre et à l’imaginaire érotique. Elle a été appliquée avec succès dans le champ des thérapies sexuelles pour des difficultés liées au fonctionnement sexuel (ex : manque de désir, éjaculation précoce, difficultés à éjaculer, manque d’excitation sexuelle, difficultés à jouir…), aux fantasmes envahissants et culpabilisants, aux addictions sexuelles, aux difficultés liées à l’identité sexuelle et à l’identité de genre, ainsi que dans l’accompagnement des personnes effectuant des traitements en cliniques de fertilités.
L’Institut Suisse de Sexoanalyse défend une approche respectueuse des personnes appartenant aux minorités sexuelles et de genre.
